Les étudiants peuvent être considérés comme un public sensible. En effet, la consommation d’alcool s’intensifie chez les jeunes et notamment pendant les week-ends. Cette tendance devient de plus en plus importante avec l’âge (cf. Enquête santé des étudiants 2005 de l’USEM – www.usem.fr).
Cette consommation d’alcool peut être liée à la fête, mais lorsque cette consommation devient un moyen de « défonce », il est important de ne pas négliger l’éventuel état de mal-être auquel l’étudiant peut se trouver confronté. Pour lui, l’alcool pourra être dans cette situation un moyen d’oublier ses problèmes et de se sentir plus libre. La consommation d’alcool peu également être assimilée à une façon de s’intégrer dans un groupe.
Les risques liés à cette consommation excessive et la dépendance sont à prendre en compte car les prises d’alcool regroupées en fin de semaine exposent plus fortement les jeunes aux accidents de toute nature, à des actes violents ou délictieux.
Pour ces raisons, les mutuelles étudiantes régionales (SMEBA, SMENO, SMEREP, MEP, MGEL, SMERAG) interviennent dans les soirées étudiantes d’une part, et dans les établissements scolaires et universitaires d’autre part, afin de sensibiliser les jeunes à ces risques et de les informer sur les relais existants en matière d’écoute.
Lors de l’année universitaire 2005/2006, plus de 10 000 étudiants se sont engagés à ne pas boire d’alcool pendant une de ces soirées étudiantes.
Il faut souligner que le taux de participation des étudiants à ce type d’opération dépend beaucoup de l’implication de l’association étudiante que se soit par sa présence sur le stand ou avec la communication faite en amont de la soirée.
Aussi, selon les réponses aux questionnaires, 10% des répondants sont venus poser des questions et prendre de informations sans pour autant s’être engagé à ne pas consommer d’alcool. La moyenne d’âge des personnes rencontrées est en moyenne de 21 ans, en majorité des garçons. Le message de prévention a été apprécié par 91% des personnes interrogées. La majorité des répondants pensent que cette action peut être de nature à modifier leur comportement.
Nous ne pouvons que vous encourager à contrer ces dealers utilisant "la force du groupe", dans les fêtes étudiantes, comment rester témoin inactif, ou complice ? de ces habitudes banalisées!
Que les jeunes comprennent qu'on peut s'éclater sans consommer une "aide" que ce soit alcool ou drogue. J'ai mis du temps à le comprendre, à oser le tester mais je vous assure que ca se fait tout seul. Vous n'avez qu'à faire "comme si" vous aviez bu. Tout se passe dans la tête.
En général, dans une soirée, on me croie souvent allumée. Je carbure à l'eau et à l'envie de m'amuser sans me rendre malade. Pensez au lendemain! Qui trouve agréable la gueule de bois?