Selon l’enquête menée par l’USEM (Union nationale de mutuelles étudiantes régionales) en 2005, 71% des étudiants déclarent consommer de l’alcool dont 10% estiment leur consommation comme étant importante ou excessive. Cette consommation excessive ne cesse de croître tout au long de leurs études.
Lorsque les étudiants consomment de l’alcool, ils le font principalement pour faire la fête et essentiellement le week-end (9 étudiants sur 10). Ces dernières décennies, le comportement des jeunes face à l’alcool a effectivement évolué. Un des moteurs de l’alcoolisation est devenu la recherche de l’ivresse, la « défonce ». Le deuxième motif le plus cité est lié au mal être.
Afin de prévenir les risques liés à l’alcoolisation des jeunes lors de ces soirées (accidents de la route, rapports sexuels non protégés…), les équipes prévention santé des mutuelles étudiantes régionales (SMEBA, SMENO, SMEREP, MEP, MGEL, SMERAG) interviennent lors des soirées étudiantes (soirées d’intégration, galas, boites de nuit) en partenariat avec les associations étudiantes locales pour les soutenir et les aider à maîtriser la consommation d’alcool, en particulier des conducteurs.
Tout au long de la soirée, une information sur les risques alcool et sur les repères de consommation est diffusée grâce notamment au SIMALC (simulateur d’alcoolémie interactif) et aux brochures santé qui informent, conseillent et orientent vers des services de prise en charge et/ou d’écoute. Des éthylotests sont également distribués gratuitement à la sortie des soirées.
Les étudiants rencontrés par les conseillers santé peuvent également compléter un questionnaire d’évaluation, ce qui permet aux services prévention d’ajuster leurs actions de terrain au mieux selon les réels besoins des étudiants.
Lors de l’année universitaire 2005/2006, plus de 10 000 étudiants se sont engagés à ne pas boire d’alcool pendant une de ces soirées étudiantes.
Il faut souligner que le taux de participation des étudiants à ce type d’opération dépend beaucoup de l’implication de l’association étudiante que se soit par sa présence sur le stand ou avec la communication faite en amont de la soirée.
Aussi, selon les réponses aux questionnaires, 10% des répondants sont venus poser des questions et prendre de informations sans pour autant s’être engagé à ne pas consommer d’alcool. La moyenne d’âge des personnes rencontrées est en moyenne de 21 ans, en majorité des garçons. Le message de prévention a été apprécié par 91% des personnes interrogées. La majorité des répondants pensent que cette action peut être de nature à modifier leur comportement.
Bonjour
j'ai lu avec attention votre contribution qui montre l'importance des actions de proximité en matière de sensibilisation des publics, en s'adaptant à leurs modes de vie et en proposant une approche positive et non moralisatrice